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Santé participative : Les droits des bénévoles

Dans le champ de la santé participative, le bénévolat est une forme essentielle d’engagement. Les bénévoles contribuent à défendre les droits des personnes malades, à soutenir les parcours de vie et à faire vivre les associations.

Cet engagement doit être reconnu et accompagné. Les bénévoles peuvent bénéficier de droits spécifiques, notamment en matière de formation, de congés, de remboursement de frais ou de validation des acquis de l’expérience.

Cette page présente les principaux droits ouverts aux bénévoles investis dans une association.

4 personnes se penchent sur des données posées sur une table

Représenter son association

Faire bouger les lignes au sein des CRSA, CDU (anciennement CRUQPC), conseils territoriaux de santé (CTS), conseils de surveillance des établissements de santé, conférences des financeurs, commissions des droits et de l'autonomie des personnes handicapées (CDAPH), conseils départementaux de la citoyenneté et de l'autonomie (CDCA), ainsi que de nombreux comités nationaux, régionaux et locaux et autres instances de représentation... c'est être au cœur de la santé participative.

 

Afin de faciliter l'engagement des représentants associatifs, le Code du travail (articles L.3142-60 à L.3142-66 et R.3142-32 à R.3142-38) prévoit un congé de représentation pour les salariés, qu'ils relèvent du secteur privé ou de la fonction publique, lorsqu'ils représentent une association dans une instance instituée par l'État ou une collectivité territoriale.

Le salarié doit solliciter une autorisation d'absence auprès de son employeur. En l'absence d'accord collectif prévoyant des dispositions différentes, ce congé est limité à 9 jours ouvrables par an.

Le congé de représentation n'est pas obligatoirement rémunéré. Toutefois, l'employeur peut décider de maintenir tout ou partie de la rémunération. Lorsque ce n'est pas le cas, le représentant associatif bénéficie d'une indemnité compensatrice de 12 € par heure non rémunérée, versée par l'État ou la collectivité territoriale auprès de laquelle est placée l'instance concernée.

Se former à l'ETP sante-participative.org 2.png
Se Former

Besoin de suivre une formation en semaine sur l'éducation thérapeutique par exemple ? Le congé de formation est régi par l'Article L. 6322-1 du code du travail. Il s'adresse aux  salariés du secteur privé.


Ce congé a pour objet de permettre aux salariés de suivre une formation à titre individuel et à leur initiative, en dehors des stages compris dans le plan de formation de l'entreprise.


Ces actions de formation peuvent concerner la qualification professionnelle (penser à l'éducation thérapeutique), mais aussi la culture, la vie sociale, ou l'exercice de responsabilités associatives bénévoles. Elles peuvent avoir lieu en tout ou partie pendant le temps de travail.

 

calculatrice
Se faire rembourser ses frais

Votre association, surtout si elle agit dans le secteur de la santé participative peut rembourser les dépenses "réelles et justifiées" engagées lors des missions des bénévoles, qui ne sont pas prises en charge par ailleurs (exemple la participation aux CDAPH et COMEX, remboursée par les MDPH et la participation aux CRSA remboursée par l'ARS).


Toutefois, si vous ne demandez pas à votre association le remboursement des frais engagés, ceux-ci sont considérés par les services fiscaux comme un don et ouvrent donc droit à une réduction d'impôt sous les mêmes conditions que les dons monétaires (il faut être imposable).

La procédure est simple, vous adressez à votre association la note de frais habituelle en précisant de façon manuscrite que vous renoncez au remboursement. L'association vous transmettra un reçu de don. Ceci n'a d'intérêt que pour les bénévoles imposables.

 

actrice santé sante-participative.org.png

La réduction du temps de travail

La réduction du temps de travail est régie par la Loi n° 2000-37 du 19 janvier 2000 relative à la réduction négociée du temps de travail.

Les accords de réduction du temps de travail (RTT) comportent des dispositions particulières en faveur des salariés exerçant des responsabilités à titre bénévole au sein des associations. Les clauses spécifiques portent notamment sur les points suivants :
 

- l'aménagement du temps de travail (changement d'horaires de travail ou de jours de repos RTT),


- les actions de formation.

La validation des acquis de l'expérience bénévole

La loi de modernisation sociale du 17 janvier 2002 à travers la VAE, vient reconnaître l'association comme une organisation apprenante. Si l'exercice du bénévolat participe de l'apprentissage de la citoyenneté, il permet aussi d'acquérir des compétences, des savoirs, de mettre en œuvre des parcours de formation et désormais des parcours de validation des acquis de l'expérience. La VAE est donc à la fois une reconnaissance de la valeur des acquis de l'activité professionnelle et de l'engagement des bénévoles associatifs.

La validation des acquis de l’expérience permet de faire reconnaître officiellement des compétences acquises dans le cadre professionnel, bénévole ou associatif.

Pour les bénévoles, elle peut constituer un moyen de valoriser un engagement, de reprendre une formation ou d’obtenir une certification en lien avec les compétences développées sur le terrain.

une femme pianote sur son ordinateur

Un droit

La validation des acquis de l'expérience professionnelle est régie par l'Art L.335-5 et L.335-6 du code de l'éducation. Elle s'adresse aux bénévoles justifiant d'une expérience d'au moins 3 ans dans une activité en rapport direct avec le titre ou le diplôme souhaité. Elle apporte les possibilités suivantes :


- acquérir une certification ou un diplôme (tremplin pour une reprise d'études),


- permettre au bénévole de valoriser son expérience au service de son parcours professionnel,


- valoriser la fonction bénévole au sein d'une association,
 

- valoriser un engagement associatif et bénévole.

 

deux personnes écoutent
Où se renseigner ?

L'expérience acquise au titre des activités bénévoles peut être retenue pour obtenir une partie ou la totalité d'un diplôme.

Le candidat doit s'adresser au point relais conseil ou au dispositif académique de validation des acquis (DAVA) pour connaître les démarches à entreprendre et les aides dont il peut bénéficier pour préparer son dossier de validation.

La liste de ces points-relais conseil (il en existe plusieurs par département) est disponible auprès du délégué départemental à la vie associative (DDVA).


 

 

une femme au téléphone
À qui s'adresser pour le financement ?

Quels diplômes accessibles ?

deux personnes discutent

Le coût d'une démarche de validation des acquis de l'expérience (VAE) varie selon le diplôme visé, l'organisme certificateur et l'accompagnement choisi. Il est généralement compris entre 500 et 2 000 €, mais peut être intégralement pris en charge selon votre situation.

Plusieurs dispositifs de financement existent :

  • Salariés : la VAE peut être financée par l'employeur dans le cadre du plan de développement des compétences, par votre Compte Personnel de Formation (CPF), ou par l'intermédiaire de votre OPCO (Opérateur de compétences). Les associations Transitions Pro peuvent également accompagner certains projets de reconversion.

  • Demandeurs d'emploi : France Travail peut participer au financement de la VAE, en complément des aides proposées par les Conseils régionaux ou d'autres financeurs selon votre situation.

  • Travailleurs indépendants, professions libérales et chefs d'entreprise : une prise en charge peut être accordée par le Fonds d'assurance formation (FAF) correspondant à votre activité professionnelle.

  • Agents de la fonction publique : des dispositifs spécifiques de financement et d'accompagnement sont prévus. Renseignez-vous auprès de votre administration ou de votre service des ressources humaines.

Avant d'engager une démarche, il est recommandé de solliciter un entretien auprès d'un Point Relais Conseil (PRC) ou d'un organisme d'accompagnement afin d'identifier les financements les plus adaptés à votre situation.

 

La Validation des Acquis de l'Expérience (VAE) permet notamment d'obtenir de nombreux diplômes d'État, parmi lesquels :

  • Diplôme d'État d'accompagnant éducatif et social (DEAES)

  • Diplôme d'État de moniteur-éducateur (DEME)

  • Diplôme d'État d'éducateur spécialisé (DEES)

  • Diplôme d'État d'éducateur de jeunes enfants (DEEJE)

  • Diplôme d'État d'éducateur technique spécialisé (DEETS)

  • Diplôme d'État d'assistant de service social (DEASS)

  • Diplôme d'État de conseiller en économie sociale familiale (DECESF)

  • Diplôme d'État de technicien de l'intervention sociale et familiale (DETISF)

  • Diplôme d'État de médiateur familial (DEMF)

  • Certificat d'aptitude aux fonctions d'encadrement et de responsable d'unité d'intervention sociale (CAFERUIS)

  • Diplôme d'État d'aide-soignant (DEAS)

  • Diplôme d'État d'auxiliaire de puériculture (DEAP)

Cette liste n'est pas exhaustive. La VAE est aujourd'hui ouverte à plusieurs centaines de certifications professionnelles inscrites au Répertoire national des certifications professionnelles (RNCP), sous réserve que votre expérience corresponde aux compétences attendues par le diplôme visé.

Consultez le portail officiel France VAE pour connaître l'ensemble des certifications accessibles par la VAE et vérifier les conditions propres à chaque diplôme.

Mise à jour de la page 2 juillet 2026

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