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La santé participative et l'approche de santé communautaire

Quelle définition de la santé communautaire ?


L'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) et UNICEF, à Alma Ata, ont forgé une définition très partagée de la communauté et du développement communautaire en santé :
 

« La participation communautaire est un processus dans lequel les individus et les familles, d’une part prennent en charge leur propre santé et leur propre bien-être comme ceux de la communauté, d’autre part développent leur capacité de concourir à leur propre développement comme à celui de la communauté. Ils en viennent ainsi à mieux appréhender leur propre situation et être animés de la volonté de résoudre leurs problèmes communs, ce qui les mettra en mesure d’être des agents de leur propre développement au lieu de se cantonner dans le rôle de bénéficiaires passifs de l’aide au développement… S’il faut que la communauté ait le désir d’apprendre, le devoir incombe au système de santé d’expliquer et de conseiller ainsi que de fournir des renseignements clairs sur les conséquences favorables et dommageables des interventions proposées comme sur leurs coûts relatifs. »

Essentielle en termes de santé participative : Une communauté est Les membres du groupe ont des intérêts communs et partagent des principes, 

La santé communautaire nécessite la participation des membres de la communauté à la gestion de leur santé individuelle et collective. Il y a une notion d’engagement de chaque individu. La participation de la communauté est recherchée à tous les niveaux de l’action, à savoir :
 

  • analyser la situation sanitaire de la communauté,

  • identifier le problème, choisir les priorités,

  • définir les objectifs et activités, mobiliser les ressources pour améliorer la situation,

  • organiser et conduire l’action,

  • évaluer l’action.

 

Un savoir partagé entre le profane et le professionnel...

La démarche participative est importante en santé communautaire, comme dans le cadre de l'éducation thérapeutique. Les savoirs des destinataires de l’action sont primordiaux. L’action communautaire se construit dans l’échange et implique un transfert de compétences du professionnel vers le profane (le destinataire de l’action) mais aussi du profane vers le professionnel de santé.

Repères historiques

L’approche communautaire s’est construite à l’international au fil de jalons majeurs :

  • 1974 : Rapport Lalonde (Canada) – promotion de la santé comme stratégie clé.

  • 1978 : Conférence d’Alma-Ata (OMS) – système de santé intégré, objectif « Santé pour tous ».

  • 1986 : Charte d’Ottawa – promotion de la santé, création du SEPSAC.

  • 1995 : Prix de la Santé communautaire (Société Française de Santé Publique et Fondation de France).

  • 2000 : Rencontres internationales à Grande-Synthe sur le croisement des pratiques.

  • 2004 : Observatoire des pratiques communautaires en santé.

En France, le concept n’a pas de cadre législatif précis, mais il est porté par des structures comme l’Institut Théophraste Renaudot, les collectivités territoriales et les fondations.

Objectifs et bénéfices

Les effets attendus de la santé communautaire se situent à plusieurs niveaux :

  • Individuel : estime de soi, réduction des comportements à risque.

  • Organisationnel : dialogue renforcé, coopération interprofessionnelle et interinstitutionnelle.

  • Collectif : amélioration des conditions de vie dans les établissements scolaires, lieux de travail ou quartiers.

  • Social : salubrité, sécurité, cohésion.

  • Politique : participation accrue à la vie citoyenne.

Difficultés à surmonter

La mise en œuvre rencontre trois freins majeurs :

  1. Le temps long nécessaire pour parvenir à l’autonomie collective.

  2. Une portée souvent locale, difficile à transposer à grande échelle sans coordination.

  3. La remise en cause des postures traditionnelles : experts, élus et décideurs doivent accepter de partager le pouvoir d’agir.

Des atouts décisifs

Inversement, trois forces en font un outil stratégique :

  • Un décloisonnement interprofessionnel et intersectoriel.

  • Une prise en compte globale des déterminants de santé.

  • Une responsabilisation accrue des individus, favorisant une régulation plus efficace des actions.

La santé communautaire fait partie intégrante de la santé publique

Elle est au coeur de la stratégie de promotion de la santé. Sa spécificité est d’être populationnelle et non individuelle et de promouvoir et mettre en œuvre une vision globale et de proximité de la santé. Elle est fondée sur plusieurs grands principes :



  •  la santé est liée à un ensemble de facteurs (démographiques, géographiques, sociaux, économiques...) qui ne touche pas qu’un individu mais toute une population : une communauté ; une collectivité, un groupe d’individus qui vivent ensemble dans des conditions spécifiques d’organisation et de cohésion sociale.

  •  la médecine, le système de soins et les politiques publiques n’apportent pas toujours une approche assez globale de la santé ;

  •  les comportements individuels sont difficiles à faire changer ; l’implication des « gens » est fondamentale pour parvenir à un changement ; il ne s’agit pas de « faire pour » les gens, mais « avec » eux.

  • S’appuyant sur le fait que des changements individuels peuvent être produits par le biais de l’implication dans une action collective, la santé communautaire met en œuvre une action collective locale. Ainsi, le groupe entier transforme ses normes, et une dynamique de changement peut se mettre en place.





Le concept de santé communautaire constitue une stratégie au sein des démarches de promotion de la santé.

 

Sa spécificité est d’être populationnelle et non individuelle et de promouvoir et mettre en oeuvre une vision globale et de proximité de la santé. Elle est fondée sur plusieurs grands

principes :

  • la santé est liée à un ensemble de facteurs (démographiques, géographiques, sociaux, économiques…) qui ne touche pas qu’un individu mais toute une communauté.

  • la médecine, le système de soins et les politiques publiques n’apportent pas toujours une approche assez globale de la santé ;

  • les comportements individuels sont difficiles à faire changer ; l’implication des « gens » est fondamentale pour parvenir à un changement ; il ne s’agit pas de « faire pour » les gens, mais « avec » eux.

  • S’appuyant sur le fait que des changements individuels peuvent être produits par le biais de l’implication dans une action collective, la santé communautaire met en oeuvre une action collective locale. Ainsi, le groupe entier transforme ses normes, et une dynamique de changement peut se mettre en place.

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