La santé participative et les associations de patients

Certaines associations de patients sont très anciennes, mais la dynamique associative a connu un véritable essor ces dernières années et si on en comptait une centaine au milieu des années 60, il en existe désormais plusieurs milliers. On connait leur force de proposition et de revendication dans le système politique et leur capacité à assurer la mobilisation de l’opinion publique.

 

Les associations ont beaucoup fait avancer les politiques publiques  par leur expertise et leur capacité à recueillir l’expression citoyenne des usagers. Elles jouent un rôle facilitateur majeur dans la mise en oeuvre des droits lieux et constituent un véritable observatoire de la tenue ou non des engagements pris par les pouvoirs

 

La dynamique associative de santé participative et communautaire permet d’affiner et de corriger les politiques publiques, le plus souvent globalisantes et généralisatrices. Elles favorisent la citoyenneté en permettant de passer de la demande individuelle à des réponses collectives. 

 

Des modalités d'intervention différentes

La représentation des usagers de la santé

En général centrées sur une maladie ou un groupe de maladies, les associations de patients visent à apporter une aide morale, pratique, financière, sociale ou juridique aux personnes atteintes et à leur entourage. Cela peut se manifester par des actions individuelles ou collectives.

Certaines  associations de patients apportent :


- Une aide individualisée, en réduisant l'isolement d'une personne éprouvée, en l'écoutant, en la soutenant moralement,


- De l'information, par différents moyens (dépliants, fascicules, site Internet) sur les caractéristiques d'une maladie, ses traitements, les dispositifs pratiques (hygiène, appareils, recettes et conseils divers), sur les moyens disponibles (lieux de traitement, appareillages, droits divers...), ou encore sur les dispositifs sociaux (aides, lieux d'accueil...) ;



- La mise en oeuvre d'actions d'éducation thérapeutique

 

- Des actions étroites et concrètes menées avec les établissements de santé et les consultations médicales, notamment une aide à la prise en charge des patients pour faciliter leur vie sociale et professionnelle

 


- Une fonction de médiation entre les besoins des malades, l’exercice des droits individuels et les lieux où s’élaborent les politiques publiques et la gestion de la politique de santé. Les usagers apportent une expertise à travers leur expérience.

- Une plate-forme de relais des revendications pour obtenir des progrès (les affaires publiques, le lobby, le plaidoyer);


- Une contribution à l'enseignement et à la formation des médecins et autres soignants.


- Des actions étroites et concrètes menées avec les établissements de santé, notamment une aide à la prise en charge des patients pour faciliter leur vie sociale et professionnelle et un accompagnement pour les patients en soins palliatifs



-Des actions ciblées de prévention auprès du grand public comme des communautés. 

 

- Une contribution à l'enseignement et à la formation des médecins et autres soignants

 

 

 

Suite aux Etats généraux de la santé en 1998 et 1999, la demande d'un cadre d'expression et de participations des usagers du système de santé s'est traduite par l'instauration de la « démocratie sanitaire » par la loi du 4 mars 2002. Ainsi, cette loi reconnaît désormais un rôle aux associations de patients en intégrant un nouveau chapitre intitulé « Participation des usagers au fonctionnement du système de santé » (Chapitre 4). Evidemment la démocratie sanitaire est un axe fort de la santé participative.


Transparence des liens avec l'industrie du médicament

A compter de 2010, les entreprises du médicament, de dispositifs médicaux, de diagnostic in vitro et autres produits et objets réglementés dans l’intérêt de la santé publique devront déclarer annuellement à la Haute Autorité de Santé (HAS) la liste des associations de patients qu’elles soutiennent et le montant des aide apportées. Ces informations seront rendues publique par la HAS. La santé participative ne doit pas être manipulée à des fins marketing.

Défendre les intérêts des malades en justice

L'article L1114-2 du Code de santé publique permet aux associations agréées d'ester en justice pour défendre les intérêts collectifs des usagers du système de santé. La santé participative, c'est aussi l'application des droits.

sante-participative.org

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